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Les éditeurs WYSIWYG, c’est pas du joli !

Il faut quelques connaissances de bases en HTML pour comprendre que les éditeurs WYSIWYG, c’est pas du joli !

Enfin si justement, c’est juste pour faire joli... mais en vrai c’est pas très utile.
Et puis quand les rédacteurs d’un même site ne sont pas d’accord entre eux, ou alors que les règles de mises en forme compliquent la rédaction de façon improductive, l’effet d’ensemble n’est pas vraiment très joli non plus.

HTML

Bon, un peu de HTML donc, qui est un langage utilisant des balises :

  • une balise "h1" est utilisée pour un titre de premier niveau, et une balise "h2" pour un titre de second niveau... jusqu’à six niveaux de titres. Dans le code, ça donne ceci : <h2>le titre de second niveau</h2> et <h3>le titre de troisième niveau</h3> etc... C’est ce qui induit une hiérarchie des titres, qui correspond tout naturellement à la structure du document. Visuellement cela rendra comme ceci (au moins dans le présent site) :

    le titre de second niveau

    et

    le titre de troisième niveau

  • un paragraphe correspond à une balise "p" : <p>Mon paragraphe.</p>, ce qui donnera

    Mon paragraphe.

  • des mots en gras sont mis en valeur dans une balise "strong" comme ceci <strong>des mots en gras</strong> qui a pour effet de mettre les mots en gras.
  • une liste simple est un enchaînement de balise ul et li : <ul><li>en premier...</li><li> en second...</li><li>en troisième...</li></ul> ce qui rendra
    • en premier...
    • en second...
    • en troisième...
  • et... restons-en là, c’est bien suffisant pour l’exemple.

C’est juste pour comprendre que le code HTML doit être cohérent avec le sens du texte. La mise en forme qui en résulte découle donc de la valeur des éléments. Un titre de premier niveau sera mieux mis en valeur qu’un titre de second niveau etc...
Il ne s’agit en aucun cas de mettre en forme un texte comme dans un traitement de texte (Word ?), comme lorsqu’on n’a aucune connaissance sérieuse en typographie, en mise en page ou en rédaction. Il ne s’agit pas d’esthétique ! Il s’agit de rendre cohérents les éléments qui constituent la page web. Il s’agit de structurer l’information.

La principale tâche du rédacteur, c’est de structurer l’information.
Le sens prime sur la forme : c’est le sens qui donne la forme.

La séparation du contenu et de sa mise en forme est donc importante. La mise en forme est réglée une fois pour toutes lors de la conception du site, dans des feuilles de styles CSS pour tout vous dire, et le rédacteur peut enfin se concentrer sur son rôle : rédiger, produire un contenu qui a un sens. Il ne doit pas s’embêter avec la couleur des titres de second niveaux qui diffèrent de ceux de premier niveau, où même choisir lui-même la taille de la typographie. Il peut enfin rédiger.

Et l’importance est de taille. Un document bien structuré, ça permet d’utiliser correctement et facilement les informations qu’il contient, ça permet aux moteurs de recherches de trier rapidement leurs résultats, ça permet d’afficher le même texte dans différents environnements sans effets désastreux sur l’esthétique ou sur les fonctionnalités, ça permet de préserver un code peu ou prou valide aux normes W3C, ça permet une lecture plus simple pour les lecteurs vocaux (destinés aux internautes déficients visuels)... et tout ça est bon pour le référencement naturel, et c’est bon tout simplement aussi pour l’internaute qui profite d’une information claire et intelligible. Il n’y a pas de raisons de s’en privé, mais c’est là la responsabilité du rédacteur.

Si le rédacteur s’occupe de la rédaction, du sens de son texte et de la structure de son document, on n’attend pas d’un éditeur de texte de s’occuper du design du site.
Ce n’est tout simplement pas son travail.

La réponse de SPIP

Un bon éditeur de texte doit guider le rédacteur pour qu’il structure son document, et utiliser un langage de balisage légé.
Un peu dans la même veine que le langage Markdown, mais restant chacun avec ses priorités, SPIP utilise ses propres raccourcis typographiques. Il est livré par défaut avec un éditeur sobre, une syntaxe minimale pour remplir sa fonction, et surtout ne pas en faire plus.
Un "bac à sable" existe pour se faire une idée de ce que ça donne : sur http://syntaxe.spip.net/ vous comprendrez par vous-même tout ceci en un clin d’œil !
Il faut aussi lire le billet qui décrit le pourquoi du comment de ce site : http://blog.spip.net/Essayer-la-syntaxe-SPIP.html

Si besoin, on peut lui ajouter quelques enluminures qui viennent l’étoffer avec le plugin Enluminures Typographiques.

Et pour les habitués de Markdown, le plugin du même nom permet d’utiliser l’une et l’autre des syntaxes, dans un même texte.


Voilà. Vous pouvez toujours préférer les éditeurs de texte foisonnants de possibilités, vous saurez au moins un peu pourquoi il vaudrait mieux vous en passer...
Enfin... bonne rédaction !

À l’usage des nouveaux propriétaires et des utilisateurs de sites web dynamiques, aux rédacteurs chevronnés ou qui le seront bientôt, qu’ils publient de manière frénétique ou sporadique mais sans trop savoir ce qu’ils font... voici quelques explications élémentaires sur le fonctionnement de leur outil, pour peut-être comprendre ce que vous raconte votre webmaster préféré ou votre hébergeur adoré, ou bien simplement pour savoir ce qu’on fait, c’est déjà pas rien.
À vrai dire vous pouvez très bien vous en passer et continuer à mettre à jour vos sites web... à lire seulement si ça vous tente !

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Minetest, intérêts et possibilités pédagogiques

samedi 1er octobre 2016

L’élève démarre le jeu en « local » et m’explique comment il construit des voitures dans le jeu. Sauf que ses voitures, elles roulent, tournent… Bref, de vraies voitures ! Et surtout, par défaut, le jeu que je lui avais transmis ne le permettait pas. Je lui demande comment il a fait : « c’est très simple monsieur, j’ai créé un mod, si vous voulez, je vous le donne ! » (là, mon cerveau se met en mode sérieux). Je regarde, il m’explique plus en détail… et je comprends qu’il a vraiment fait du code… tout seul, en s’inspirant des autres mods du jeu. Cet élève, ne trouvant pas l’option dans le jeu avait décidé de créer l’option lui-même. Depuis hier, son mod est intégré dans le serveur du prof. Respect, cet élève a 11 ans.

Voir en ligne : sur framablog.org

Le ministère de l’Éducation assigné en justice pour son partenariat avec Microsoft

lundi 15 août 2016

La convention de « partenariat » liant le ministère de l’Éducation nationale et Microsoft sera bientôt débattue devant la justice. Le collectif EduNathon, pour qui il s’agit en réalité d’un marché public déguisé, a déposé aujourd’hui un référé auprès du tribunal de grande instance de Paris. Une audience est prévue pour le 8 septembre.

Voir en ligne : sur nextinpact.com

Pascal Desfarges : « Je compare l’émergence des tiers-lieux à celle des monastères au XIIe siècle »

mardi 7 juin 2016

Ces lieux représentent un contre-pouvoir ou du moins un équilibre des pouvoirs face la société algorithmique imposée par de très grands groupes comme Facebook, Google, Apple ou Samsung qui sont en train de monopoliser les données, de les capter et de les revendre. On assiste aussi à l’avènement de la société de contrôle où tout va être automatisé : domotique, traçage… Je travaille sur ce sujet comme sur la ville intelligente. À la ville transhumaniste, j’oppose la ville collaborative.

À la ville intelligente, j’oppose l’intelligence de la ville. Et cette intelligence est produite par ses habitants.

Voir en ligne : sur lepopulaire.fr

L’open source, pierre angulaire de la démocratie

mardi 7 juin 2016

Pourtant, la sûreté se trouve parmi les première libertés de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. C’est une des libertés dites naturelles, c’est-à-dire inaliénables et fondatrices. La sûreté, c’est la possibilité de se garantir contre l’arbitraire. Emprisonnement, condamnation, spoliation... mais aussi, pour ces lycéens, la décision de la filière qu’ils suivront après le bac ou encore le montant de l’impôt payé par le contribuable.

Au tribunal, la sûreté est garantie par le débat contradictoire. Le défenseur a le droit de développer ses arguments avant le jugement.

Lors d’une décision administrative, cela devait être assuré par la possibilité de contester la décision prise. Or, l’opacité des systèmes informatiques qui président à ces décisions est une entrave sérieuse à la contestation, donc à la sûreté.

Voir en ligne : sur le site rue89.nouvelobs.com

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