CHOC 02

graphisme généraliste
sites internet
programmation SPIP


la mécanique du web dynamique

expliquée rapidement à ceux qui n’y comprennent rien de rien

On n’expliquera pas vraiment un ordinateur, on en parlera juste pour dire qu’il a un disque dur et une souris, ou encore juste pour aborder la notion de réseau : finalement, tout ça, ce ne sont que des ordinateurs en réseau, les uns étant paramétrés pour être des serveurs, les autres pour être des clients.
On parlera donc un peu de la relation client/serveur.

client/serveur, histoire d’ordinateurs

le serveur, espace d’hébergement

Pour chaque site web, le serveur est un bout de disque dur (ou bien un disque entier pour ceux qui ont les moyens) sur lequel sont stockées des informations.
Le nom de domaine est paramétré pour diriger le navigateur vers ces informations, donc vers ce bout de disque dur, qu’on appelle aussi l’espace d’hébergement. On peut en conclure sans se tromper que Nom de domaine et Hébergement sont deux choses distinctes. Elles peuvent d’ailleurs se gérer par des interfaces différentes, chez des prestataires différents : bien souvent, et ça se comprend, on préfère tout gérer au même endroit, chez le même prestataire.
Pour déposer ces informations sur le serveur, on utilise un protocole de transfert appelé FTP, ou File Transfert Protocol. Lorsque c’est fait, le client (donc l’internaute) utilise un navigateur internet (par exemple Firefox, au hasard...) pour les afficher. Il utilise à ce moment un protocole appelé HTTP : HyperText Transfert Protocol. C’est le moyen pour le client d’interroger le serveur sur les informations qu’il contient.

HTML, l’information transmise au navigateur

HyperText Markup Language, ou Langage Hypertexte à Balise

L’utilisateur (et son ordinateur client) a besoin de son navigateur pour interroger le serveur : la réponse qu’il obtient est bien souvent sous forme HTML : HTML 4.01, xHTML 1 strict ou transitionnel... et bientôt HTML 5... tout ça, c’est du HTML, de l’Hypertexte qui réagit au clic de la souris, des liens d’une page vers une autre, vers un autre site... Les informations stockées sur le serveur sont donc des fichiers ayant l’extension .html, tout simplement.
Les différentes formes de HTMl sont des syntaxes plus ou moins simples du langage. On utilise fréquement aujourd’hui le xHTML 1 strict car il observe une certaine sémantique des balises : sans rentrer dans le détail, les balises du langage xHTML sont utilisées en fonction de ce qu’elle contiennent. Ça équivaut à dire qu’un titre n’est pas un paragraphe, une citation n’est pas une définition, une liste d’éléments n’est pas comme un texte avec des sauts de lignes. Respecter la sémantique du langage xHTML rendra plus facile le référencement du site : les moteurs de recherches tels que Google trouveront vite les informations qu’ils cherchent et les utiliseront mieux.
Le navigateur internet affiche donc les informations qu’il trouve sur le serveur, il interprête le langage HTML pour le traduire graphiquement. Il utilise pour cela une mise en forme par défaut où sont déterminés chaque élément : la couleur du fond (blanc), du texte (noir) et de celle des liens hypertexte (souvent bleu et souligné), la taille des titres et inter-titres, la typographie... la page HTML s’affiche dans le flux normal d’informations qui la composent.
Pour réaliser une mise en forme différente, il faudra faire une feuille de style...

CSS, la mise en forme

Cascading Style Sheet, ou Feuille de Style en Cascade

Le langage CSS sert à mettre en forme des documents HTML (enfin en ce qui nous concerne). Il est très utile et permet de gérer très séparément le fond de la forme : le HTMl, c’est le fond, le CSS, c’est la forme. Une feuille de style centralise la mise en forme d’un site web, et s’appuie sur les balises du langage HTML pour le faire. Il est parfois nécessaire d’intervenir sur le langage HTML pour grouper les informations selon les exigences de la mise en page. HTML et CSS sont liés très étroitement.
Voilà qui pourrait suffire, mais en fait non...

Javascript, et le web s’anime

C’est un langage de programmation (qui n’a rien à voir avec le langage JAVA)

Javascript permet les effets visuels, on parle d’évènements, animations de menus et de sous-menus, fondus progressifs et déplacements d’éléments de la page. Ce code est exécuté par le navigateur et utilise donc les ressources de l’ordinateur client.
On appelle librairie Javascript un ensemble de fonctions qui permet de ne pas réécrire les mêmes choses à chaque fois qu’on en a besoin : grâce à ces librairies, on a des possibilités de programmation nettement plus facile et rapide, sans forcément connaître le javascript en profondeur. jQuery est l’une de ces librairies.

PHP, le web dynamique...

Hypertext Preprocessor (c’est un acronyme récursif... méfiance, ça se complique...)

Un script PHP s’exécute sur le serveur pour construire l’information que le client demande : au lieu d’utiliser une page html qui est stockée sur le serveur, le PHP est capable de construire l’information suivant ce que le client lui demande et les informations qu’il connaît.
Le PHP allié au Javascript permet des effets étonnants et très séduisants (on appelle AJAX cette manière d’utiliser les deux langages conjointement) mais pas très performant au niveau du référencement. C’est un défaut majeur, qui oblige à limiter et à bien choisir les endroit où on utilise cette technique.
le PHP, c’est le point central d’un site web dynamique, mais c’est pas tout...

la Base de Données, l’information brut

par exemple MySQL, pour My Structured Query Language, ou mon langage de requêtes structuré

Un site dit statique s’en passe parfaitement, la plupart des sites dynamiques l’utilisent sans arrêt : la base de données est le stock de toutes les informations d’un site sur un serveur. C’est une étagère où on entrepose toutes les informations. On peut les modifier, les déplacer, en ajouter... c’est le cœur de l’information du site.
PHP est capable d’interroger une base de données MySQL (par exemple) et de fabriquer avec ces informations la page HTML affichée sur l’ordinateur client. En sens inverse, on peut remplir la base de données depuis une zone privée (l’administration du site) : c’est ce genre de mise à jour qui fait tout l’intérêt de cette technique, le propriétaire du site en est aussi le rédacteur et conserve sa liberté d’expression.
On appelle un Système de Gestion de Contenu (CMS pour Content Management System) ce genre de logiciel dont SPIP fait partie. Leurs premières qualités qui nous paraissent essentielles, qu’on retrouve toutes dans SPIP :

  • robustesse, fiabilité
  • la simplicité de prise en main par le futur utilisateur
  • la souplesse de programmation pour offrir un outil adapté au client

On appelle un serveur LAMP un serveur fonctionnant avec ces logiciels : Linux - Apache - MySQL - PHP : Linux est le système d’exploitation, Apache le serveur HTTP, MySQL le serveur de base de données, PHP le langage générateur de pages web dynamiques. C’est une solution de logiciels libres qui se complètent parfaitement, largement utilisée actuellement.

Voilà comment on fait des sites web jolis, animés et dynamiques comme nous les connaissons aujourd’hui.

Il est à noter que tous ces langages informatiques, s’ils peuvent s’écrire avec un éditeur de texte des plus basiques, ont chacun leur syntaxe particulière. Internet regorge de ressources pour en savoir plus.
Pour ceux qui désirent poursuivre, nous mettons plus ou moins en ordre toute une pagaille de liens.
bon courage !

Jean Galland
janvier 2010

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À l’usage des nouveaux propriétaires et des utilisateurs de sites web dynamiques, aux rédacteurs chevronnés ou qui le seront bientôt, qu’ils publient de manière frénétique ou sporadique mais sans trop savoir ce qu’ils font... voici quelques explications élémentaires sur le fonctionnement de leur outil, pour peut-être comprendre ce que vous raconte votre webmaster préféré ou votre hébergeur adoré, ou bien simplement pour savoir ce qu’on fait, c’est déjà pas rien.
À vrai dire vous pouvez très bien vous en passer et continuer à mettre à jour vos sites web... à lire seulement si ça vous tente !

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Minetest, intérêts et possibilités pédagogiques

samedi 1er octobre 2016

L’élève démarre le jeu en « local » et m’explique comment il construit des voitures dans le jeu. Sauf que ses voitures, elles roulent, tournent… Bref, de vraies voitures ! Et surtout, par défaut, le jeu que je lui avais transmis ne le permettait pas. Je lui demande comment il a fait : « c’est très simple monsieur, j’ai créé un mod, si vous voulez, je vous le donne ! » (là, mon cerveau se met en mode sérieux). Je regarde, il m’explique plus en détail… et je comprends qu’il a vraiment fait du code… tout seul, en s’inspirant des autres mods du jeu. Cet élève, ne trouvant pas l’option dans le jeu avait décidé de créer l’option lui-même. Depuis hier, son mod est intégré dans le serveur du prof. Respect, cet élève a 11 ans.

Voir en ligne : sur framablog.org

Le ministère de l’Éducation assigné en justice pour son partenariat avec Microsoft

lundi 15 août 2016

La convention de « partenariat » liant le ministère de l’Éducation nationale et Microsoft sera bientôt débattue devant la justice. Le collectif EduNathon, pour qui il s’agit en réalité d’un marché public déguisé, a déposé aujourd’hui un référé auprès du tribunal de grande instance de Paris. Une audience est prévue pour le 8 septembre.

Voir en ligne : sur nextinpact.com

Pascal Desfarges : « Je compare l’émergence des tiers-lieux à celle des monastères au XIIe siècle »

mardi 7 juin 2016

Ces lieux représentent un contre-pouvoir ou du moins un équilibre des pouvoirs face la société algorithmique imposée par de très grands groupes comme Facebook, Google, Apple ou Samsung qui sont en train de monopoliser les données, de les capter et de les revendre. On assiste aussi à l’avènement de la société de contrôle où tout va être automatisé : domotique, traçage… Je travaille sur ce sujet comme sur la ville intelligente. À la ville transhumaniste, j’oppose la ville collaborative.

À la ville intelligente, j’oppose l’intelligence de la ville. Et cette intelligence est produite par ses habitants.

Voir en ligne : sur lepopulaire.fr

L’open source, pierre angulaire de la démocratie

mardi 7 juin 2016

Pourtant, la sûreté se trouve parmi les première libertés de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. C’est une des libertés dites naturelles, c’est-à-dire inaliénables et fondatrices. La sûreté, c’est la possibilité de se garantir contre l’arbitraire. Emprisonnement, condamnation, spoliation... mais aussi, pour ces lycéens, la décision de la filière qu’ils suivront après le bac ou encore le montant de l’impôt payé par le contribuable.

Au tribunal, la sûreté est garantie par le débat contradictoire. Le défenseur a le droit de développer ses arguments avant le jugement.

Lors d’une décision administrative, cela devait être assuré par la possibilité de contester la décision prise. Or, l’opacité des systèmes informatiques qui président à ces décisions est une entrave sérieuse à la contestation, donc à la sûreté.

Voir en ligne : sur le site rue89.nouvelobs.com

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